Intervention en Conseil municipal du 2 novembre 2015 -Création de la maison de la tranquillité publique

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Intervention de Guillaume Richard – Conseiller Municipal

Madame le Maire,

J’ai déjà eu l’occasion d’intervenir en Conseil municipal sur la question de la ‘tranquillité’ au sens le plus extensif du terme lorsque nous avons évoqué le Contrat de Ville 2015-2020.
Je me félicite de votre évolution sémantique. Le mot « sécurité » n’est plus un gros mot, puisqu’on le voit apparaître dès le début de notre délibération. La préoccupation des Nantais pour leur sécurité – préoccupation que j’ai relayée plusieurs fois dans cette enceinte – vous a donc touchée, Madame le Maire. Espérons que la structure qui va voir le jour à la Manufacture des Tabacs y apportera un début de réponse efficace.
La Maison de la tranquillité publique répond à une vraie mission de service public. Maintenant que la décision de sa construction est prise, nous devons assurer sa visibilité à nos concitoyens et nous n’avons pas le droit à l’erreur. Les Nantais attendent cette solution que nous soutenons depuis plus de 2 ans, alors, ne faisons pas de l’affichage et assurons-nous de son efficacité. Aujourd’hui nous attendons de votre part une structuration des dispositifs, pour que ces dispositifs soient bien identifiés par les Nantais ce qui les rendra donc efficaces et utiles.
Je note votre volontarisme, Madame le Maire, puisque vous avez écrit au Premier ministre pour lui rappeler les engagements qu’il avait pris en qualité de Ministre de l’intérieur (en février 2014) sur l’envoi de renforts policiers à Nantes. Il y a là une défaillance du ministère de l’intérieur.
Le problème, c’est que votre courrier ne doit pas peser bien lourd. Vous indiquiez publiquement la semaine passée – en Conseil Métropolitain – que vous n’êtes pas de la même ‘branche’ que MM. Macron et Valls. Votre responsabilité est de vous assurer que vos courriers aient un retour : faire de la politique, c’est une chose, mais dire que vous êtes contre le gouvernement qui doit nous envoyer les renforts policiers, ça va nous compliquer la tâche pour obtenir ces policiers qui nous manquent tant. Laisser la critique du gouvernement à l’opposition et faites le boulot pour obtenir ces policiers !

Heureusement, la justice a pris la mesure du problème en condamnant à une lourde peine l’auteur des coups de feu tirés l’année dernière à Malakoff. Puisque la justice a su le faire de son côté, prenons aussi notre part dans cette lutte contre la violence ordinaire. C’est précisément ce qui permettra de privilégier la prévention plutôt que la répression.
Vous avez annoncé par voie de presse, vendredi dernier, que l’îlotage et la vidéoprotection ne se feront pas toute de suite. Donc, en fait, vous levez le ton, serrez le poing très fort et… puis rien ? Vous affirmez votre détermination. Bien. Et après ? Ce qu’on vous demande, c’est de ne pas attendre la saint-glinglin car la situation empire : il est temps de prendre les mesures qui relèvent de nos compétences. Vous éloignez de votre responsabilité le problème en ne nommant que le banditisme et le crime (qui relèvent bien sûr de la responsabilité de l’Etat) mais il y a la délinquance ordinaire qui est réellement insupportable pour les habitants. Entendez-les, ils demandent la présence policière et la vidéoprotection.
Et de grâce, ne me faites pas le coup de la ‘stigmatisation’ des quartiers difficiles. Ce n’est nullement stigmatiser Malakoff que de nommer les problèmes qui s’y répètent et contre lesquels les habitants attendent une réponse de notre part. Chaque jour des familles quittent Malakoff, découragées par les petits caïds qui jouissent, eux, de l’impunité. N’attendons pas que ces quartiers, que nous avons rénovés à grands frais, se vident de leurs habitants et se transforment en ghettos. Nous devons jouer collectif sur cette question car nous devons réussir. C’est un objectif de résultat, Madame le Maire, pas un objectif de moyens et encore moins un objectif de posture.

Chut… on tue.

By Politique générale

L’actualité de cette semaine a été, pour une bonne partie, consacrée au triste anniversaire du génocide arménien.

Perpétrés au début du siècle, ces crimes inqualifiables ont marqué nos esprits avec beaucoup trop de retard.

La France se souvient et a raison de porter à nos mémoires ce que l’homme ne doit plus faire. Les nombreux reportages sur la seconde guerre mondiale, sont là pour cela. Le noir et blanc prend d’ailleurs des couleurs dans les dernières remasterisations qui permettent de rendre ces abominations plus proches de nos consciences. Un passé qu’il faut garder présent pour que cela ne recommence pas.

Mais qu’en est il aujourd’hui? Nos mémoires : Elles savent sans avoir connues. Mais pourquoi? Pour la repentance? Oui.

Mais la repentance doit prendre les couleurs d’une action réelle, et pendant que la France porte le drapeau de la conscience, à l’autre bout du monde tout recommence.

Oui, tout recommence avec une prise de conscience discrète, celle qui laisse le temps aux meurtriers de rentrer dans cette histoire qui noircit beaucoup trop nos manuels.

J’ai toujours imaginé que notre travail de mémoire devait servir le futur et notre capacité à agir vite en cas de retour de la barbarie. Non.

Et comme les Chrétiens ne sont pas à la mode, rien ne bouge. On ouvre la radio pour entendre un Ruquier s’émouvoir du génocide arménien quand aucun de ces chroniqueurs ne réagit sur l’actualité qui se joue contre le peuple chrétien.

Elle n’est plus à nos portes, mais elle est dans nos coeurs. Les Chrétiens d’Orient sont massacrés

Intervention en Conseil municipal du 30 janvier 2015 – Délibération 13 – NGE

By Conseil Municipal de Nantes, NGENo Comments

Intervention de Guillaume Richard – Conseiller Municipal

Délibération 13 – SEM Nantes-métropole Gestion Equipements (N.G.E) – Délégation de service public – Centre de Loisirs du Petit Port : dispositions financières – Avenant n°6

Madame le Maire, Chers collègues,

L’arrêt de l’activité du SPA, mi-décembre, était nécessaire après 3 années de pertes financières successives.

Deux questions à ce propos :

  • La première : quid des pertes financières, de quel ordre sont-elles et qui en supportera le poids ?  Le lien entre NGE et la mairie nous oblige à être clair vis-à-vis des Nantais.
  • Ma deuxième question est de savoir si on doit s’inquiéter de votre projet de monnaie locale. L’engouement que vous avez montré nous rappelle celui qui avait promu le spa. Est-ce que la monnaie locale SoNantes risque le même « succès » que le spa, imaginée par les mêmes équipes qui sortent des compétences propres de notre collectivité ?

Je vous remercie Madame le Maire.   

Intervention en Conseil municipal du 30 janvier 2015 – Conseil Nantais pour la Citoyenneté des Etrangers

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Intervention de Guillaume Richard – Conseiller Municipal

Madame le Maire, Chers collègues,

Ville-port, Nantes est par la géographie et l’histoire une agglomération construite par et pour les échanges. Cette vocation se confirme aujourd’hui dans notre ambition pour le XXIe siècle : conforter le rayonnement international de Nantes métropole européenne par l’adhésion à de nombreux réseaux européens et l’animation de partenariats privilégiés avec d’autres métropoles étrangères – je pense notamment à Eurocities dont vous avez été élue Présidente au mois de novembre, Mme le Maire, et qui rassemble une famille de 130 capitales régionales.

Faire vivre l’Europe sur le territoire métropolitain, faire entendre la parole de Nantes en Europe et renforcer l’attractivité et l’ouverture internationale de notre territoire passent également, nous le pensons, par un dialogue privilégié avec les ressortissants européens ou extra-européens qui résident de façon durable dans notre Ville. Ceux-ci doivent prendre leur part de la construction de la Cité puisqu’ils l’animent et la font vivre.

Nous partageons donc l’objectif général du CNCE et saluons l’élargissement qui est organisé dans le cadre de ce CNCE II. Il nous semble toutefois que la formulation de ses objectifs pourrait être améliorée.

Voyons par exemple le point 2-2 :

  • Le concept de « citoyenneté de résidence » floute un peu abusivement la signification du terme « citoyenneté » qui ne saurait se réduire selon nous à l’idée générale de lien social.
  • Ce paragraphe souligne aussi que certains Nantais étrangers sont « exclus » du droit de vote. Cette terminologie infuse une connotation à laquelle nous ne souscrivons pas : les étrangers ne sont pas ‘exclus’ puisqu’on ne les a pas fait sortir de quelque chose, il conviendrait de dire de manière plus neutre qu’ils n’ont « pas accès au vote ».

De façon générale, je remarque que le CNCE appelle les Nantais, sans doute à raison, à modifier leur regard sur les étrangers ou les migrants. Mais nous pensons que cette démarche ne peut être unilatérale et doit s’accompagner symétriquement du même regard porté par les populations accueillies sur notre Ville et sur nos valeurs. La citoyenneté, Madame Le Maire, c’est être rattaché à un état, être bénéficiaire de ses droits, mais c’est aussi avoir des devoirs. C’est pourquoi sans intégration préalable, rien ne marche et le concept de citoyenneté des étrangers n’est qu’un confort intellectuel qui ne satisferont que les politiques.

Aussi, pour infléchir la philosophie du CNCE II en ce sens, nous aimerions proposer de le renommer « Conseil pour l’intégration des étrangers ». N’oublions pas que pour un étranger intégré, tout est permis dans notre pays, dont l’accès à la citoyenneté.

Nous voterons pour cette délibération à la condition qu’y soit apportée cette modification.

 

Intervention du Conseil communautaire du lundi 15 décembre 2014 – Délibération 36

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Intervention de M. Guillaume Richard, conseiller communautaire

LOIRE ATLANTIQUE DEVELOPPEMENT SELA – Prise de participation au capital d’AIR WATT ENERGY

Madame la Présidente,

Mes collègues de la Droite et du Centre et moi-même voterons contre cette délibération.

Il est en effet parfaitement artificiel de solliciter l’avis de Nantes métropole sans l’éclairer par un minimum d’éléments. La question de l’énergie éolienne n’est pas du tout en jeu ici, il s’agit simplement de la méthode que nous rejetons.

La délibération nous indique que le Conseil d’Administration de la SAEM Loire Atlantique Développement, la SELA, a décidé de participer au capital de la société SAS AIR WATT ENERGY.
L’objectif de cette participation est de financer un parc éolien dont l’investissement est évalué à presque 15 millions d’euros.

La participation des partenaires actuels étant de 20% de ce montant, nous supposons qu’il va falloir trouver les 80% restants, soit 11 millions d’euros environ. Banques, ou investisseurs extérieurs, sans information supplémentaire, nous avons l’impression que Nantes Métropole, à travers la SELA, pourrait servir de caution.

C’est hypothétique, mais n’ayant pas les éléments, nous sommes en droit de le supposer. Surtout qu’il paraît difficile de croire qu’un partenaire extérieur ou qu’une banque va investir 11 millions d’euros sans contrepartie.

Aujourd’hui, nous avons donc une délibération, mais aucune information. Il s’agit une nouvelle fois d’un manque de communication que je déplore ; il s’agit une nouvelle fois d’un problème de méthode qui impose un débat non contradictoire.

En l’absence de ces éléments, vous comprendrez que nous ne puissions donner un avis et que nous voterons contre cette délibération.

Interventions du Conseil communautaire du lundi 15 décembre 2014 – Délibération 7

By Conseil MétropolitainNo Comments

Intervention de M. Guillaume Richard, conseiller communautaire

Contrat ville cadre 2015-2020 – Convention Gestion Urbaine et Sociale de Proximité

Madame la Présidente,

Le contrat de ville 2015-2020 fixe les orientations stratégiques du projet de cohésion urbaine et sociale de l’agglomération nantaise ainsi que les engagements des partenaires pour mettre en œuvre la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine votée en février.

L’élaboration du contrat de ville se déroule en deux temps :

– la première étape a conduit à l’élaboration du contrat-cadre fixant la géographie et les orientations stratégiques du projet de cohésion urbaine et sociale de l’agglomération nantaise ainsi que les modalités de pilotage et de gouvernance du contrat. Cette première étape se concrétise aujourd’hui par la signature du contrat cadre.

– dans un second temps la déclinaison opérationnelle et territoriale du contrat de ville qui se traduira par la définition de plans d’actions et d’indicateurs de suivi et d’évaluation au premier semestre 2015.

Malgré la qualité, le nombre et la diversité des acteurs qui ont porté la réflexion sur laquelle nous sommes amenés à délibérer aujourd’hui (une quarantaine d’associations investies dans les quartiers, cabinet de consultants, ateliers de travail, citoyens des quartiers), je m’étonne que la question de la sécurité dans les quartiers prioritaires de la Politique de la Ville n’apparaisse pas dans les 5 enjeux transversaux qui guideront les actions à mener au bénéfice de ces mêmes quartiers.

Comprenons-nous bien : il ne s’agit nullement de stigmatiser aucun quartier de notre agglomération et nous nous associons pleinement à l’orientation numéro 2 qui consiste à reconnaître les talents des quartiers. Mais il faut bien l’admettre, les habitants de ces quartiers, tout comme les médias, nous interpellent quotidiennement sur le manque de sécurité qu’ils éprouvent à juste titre dans les transports et dans les rues, voire dans leurs logements. Les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien et les témoignages parfois bouleversants qu’ils nous livrent nous invitent à abandonner toute posture angélique. A cet égard la formulation de « compréhension des dysfonctionnements » me paraît un euphémisme que nous ne pouvons nous résoudre à qualifier de « doux » car la négation de la réalité est une autre forme de violence.

Nous souhaiterions donc que la seconde phase de déclinaison opérationnelle et territoriale du contrat de ville – qui sera menée au premier semestre 2015 – prenne avec sincérité la mesure de ces « dysfonctionnements » et propose des mesures concrètes pour la prévention et la médiation.

Je vous remercie Madame la Présidente.