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Conseil Municipal de Nantes

Intervention au conseil municipal du 30 avril 2020

Par | Conseil Municipal de Nantes | 0 commentaire

Voici mon intervention en faveur d’une intervention forte de la ville de Nantes et de la métropole pour sauver nos entreprises et nos commerces.

Mes chers Collègues,

Cette délibération a toute son importance au milieu d’une crise sanitaire où la crise économique que nous allons vivre ne doit pas devenir une crise sociale.

La crise économique va avoir lieu, elle sera violente et nous souhaitons vous apporter notre lecture de la situation.

Je souhaite si vous le permettez m’associer aux remerciements des acteurs locaux qui ont déjà été faits, et insister sur le rôle que les acteurs économiques ont joué.
N’en déplaise à Robin Salecroix du partie communiste de votre majorité, sans les patrons, il n’y aurait pas d’entreprises et donc pas d’emploi. Et les responsables d’entreprises dorment très mal en ce moment.

Alors je vais remercier ceux qui sont au chevet de l’emploi nantais et donc des salariés : La BPI, les banques régionales, la chambre de commerce, les autres organisations économiques, tous répondent aux enjeux du moment et je crois important de dire que ces structures sauvent des entreprises, des commerces, et donc des emplois.

Dans cet esprit, je crois aussi nécessaire de remarquer que l’état fait sa part du travail. Le gouvernement a mis en place un système efficace et généreux par le mécanisme de chômage partiel.

Sur les charges fixes d’une entreprise, le poids de la charge salariale est prédominant pour la plupart des sociétés et pouvoir les soulager comme cela a été fait a été stratégique.

L’état s’occupe des salaires, je crois que nous devons donc agir sur le reste; et pour reprendre les mots de Pascal BOLO, nous devons faire notre part. La région a sa compétence, mais la métropole en a une, tout autant essentielle.

Nous pouvons proposer des baisses, des ajustements, mais nous devons, pour faire notre part, proposer aux catégories qui souffrent le plus, le zero charge.

  • Zero charge pour toutes les structures liées à la restauration, l’hôtellerie ou le tourisme jusque fin septembre ou jusque-là fin d’année si la situation se prolonge malheureusement trop longtemps.
    Le zéro charge local c’est ce que nous devons prendre en main au niveau de la mairie et/ou de la métropole :
  • Exonération totale des droits de place.
  • Zero Taxe locale sur la publicité extérieure.
  • Zero Taxe de séjour.
  • Zero CFE/CFAE en proportion mars / septembre 2020
  • Abattement sur la Taxe Foncière perçue par les EPCI pour les commerces de détails inférieurs à 400 m2, proposition que je reprend des organismes économiques locaux et à laquelle vous venez de répondre partiellement sur la partie des loyers.

Je sais que vous proposez un abondement de 2 millions d’€ au fond régional, mais ne pouvons-nous pas aller plus loin ?
La ville de Bordeaux, aux côtés de sa communauté urbaine, abonde le fond régional à hauteur de 15 millions d’euros.
Je vous le redemande donc, avec la ville de Nantes et la métropole Nantaise, ne pouvons-nous pas allez plus loin et ne devons-nous pas le faire dans les meilleurs délais ?

Je veux vous associer à une idée simple : nous ne devons pas décaler la mort de nos petits commerces, de nos restaurants ou entreprises touristiques à septembre ou fin 2020, nous devons faire ce qu’il faut pour les sauver.
Pas de décalage, du sauvetage.
Il faut que notre soutien soit simple à mettre en œuvre et généreux pour que nous fassions notre part en tant qu’acteur économique incontournable du territoire. Je crois que nous pouvons aller plus loin que la goutte d’eau, surtout s’il s’agit de sauver des emplois.

Intervention au Conseil Municipal de Nantes du 1er Février 2019

Par | Centre Ville de Nantes, Conseil Municipal de Nantes, Politique générale, Politique nantaise | 0 commentaire

Madame Le Maire,

Cette délibération accompagne des associations dont une partie pour l’accès au droit des migrants. J’en profite pour dire que les associations ont fait un travail important cette année, à remarquer particulièrement face à votre mauvaise gestion de la situation Nantaise.

Rien dans le DOB (débat d’orientation budgétaire) de la fin d’année, mais tout dans la presse.
Vous faîtes de la question des dépenses liées aux migrants, le prétexte du dépassement du pacte de stabilité. Mais c’est un choix politique que vous avez fait.

J’ai lu que vous alliez porter plainte contre l’état et évidement je m’en étonne.
Vous posez une politique avec des conséquences pour la ville, et c’est l’état qui est coupable?
Allez-vous avoir ce discours chaque année? Car la mauvaise gestion de ce dossier a des conséquences de court terme, mais c’est aussi une question qui prendra sa place dans le budget à long terme. Il faudra donc justifier cette mauvaise gestion l’année prochaine et encore l’année d’après car jusque là vous n’avez fait que mettre la poussière sous le tapis.

Les migrants ne sont plus au square Daviais c’est vrai, mais ils sont encore là sur la métropole et il va falloir s’en occuper et les intégrer pour éviter d’autres crises sanitaires puis sociales.

Au delà de cette question, on dépasse allègrement le pacte de stabilité sur lequel on s’était engagé.
Vous avez posé votre signature au nom de la ville de Nantes et cette signature n’a pas été honorée.
Quand on signe, on respecte son engagement, c’est tout.
Vous ne pouvez pas larguer les taux sur la métropole et en même temps exploser l’évolution des dépenses de fonctionnement, ou alors il faut assumer !

Il est temps d’arrêter de se plaindre et de prendre vos responsabilités. Vous avez mis la main sur le coeur en donnant des leçons de moral à tout le monde, maintenant il est temps de mettre les mains dans le cambouis

Je propose qu’un état des lieux sur la question des migrants soit faite par notre collectivité avec la communication et le suivi du travail réalisé par la commission suit le sujet :
Les migrants sont sur notre territoire métropolitain et certains d’entre eux vont rester et il faudra les accueillir dans la dignité.
Il faut mettre en place les outils qui permettront de connaître les détails de suivi de leur accueil avec l’état dont je reconnais évidement le rôle.
Ensuite il faut mettre un plan d’action précisant ce que nous allons mener pour les former, pour leur parler des devoirs qu’ils auront à tenir pour intégrer la France, pour leur parler de leurs droits qu’ils ont en tant que femme, hommes et enfants.
Il faut structurer des espaces d’accueil avec méthode et non dans l’urgence, il faut engager les personnes qui permettront de les former au Français.
Madame le Maire, les réseaux économiques se tiennent près à travailler main dans la main avec notre collectivité, mais il va falloir écrire ça noir sur blanc pour avancer et structurer la question.
Il va falloir aussi vous engager à un discours mesuré. Que de l’extérieur on sache que Nantes a pris sa part et que nous ne sommes plus en mesure d’accueillir d’autres migrants tant que ceux qui resteront sur la métropole n’auront pas été correctement intégrés.

Lettre Ouverte à Johanna ROLLAND

Par | Centre Ville de Nantes, Conseil Municipal de Nantes, Politique nantaise, sécurité nantes | 0 commentaire

Madame le Maire,

Malgré les excuses de votre adjoint à la culture, je tenais à vous faire part de mon profond dégoût pour ce qui s’est passé au dernier conseil municipal.

J’ai, dans mon intervention, apporté des faits, des éléments repris par la presse, et d’autres défendus par un parlementaire socialiste. En aucun cas je n’ai stigmatisé les quartiers de notre ville et encore moins ses habitants.

Je relève donc qu’au sein de notre conseil municipal, les élus de la république que nous sommes, n’ont pas le droit d’aborder tous les sujets.

La sécurité, la politique de la ville, les quartiers. A chaque intervention de ma part, vos adjoints sont vent debout et crient à la stigmatisation. Je vous rappelle que vous n’avez pas le monopole des quartiers.

Il est donc difficile de travailler sur les sujets qui préoccupent les Nantais, et c’est en mettant la poussière sous le tapis que le front national fait le score qu’il fait aujourd’hui.

Vous vous inquiétez de mon positionnement politique et l’un de vos adjoints n’a pas hésité à parler d’extrême droite.

Madame, sur ce point, je suis très à l’aise et vous rappelle qu’aujourd’hui, nous travaillons sans le concourt de l’extrême droite, nous n’avons jamais fait d’alliance avec eux et mieux, nous luttons au quotidien contre leurs idées populistes.

C’est dans cet esprit que je ne comprends pas que de votre côté, l’alliance avec l’extrême gauche ne semble gêner personne. Mais pourtant, Madame Le Maire, tous les extrêmes sont à combattre. Aussi je remarque sur ce sujet que votre position est bien confortable, ce qui rend les propos de votre adjoint à la culture particulièrement insupportables.

Mais aujourd’hui encore, le quartier de Malakoff a essuyé des coups de feu. Votre adjoint à la sécurité minimise les faits au lieu de prendre les choses à bras le corps.

Aussi je vous renouvelle trois de mes demandes :

  • Quid de la vidéo-protection ? A quand son installation ?
  • Quid de l’armement de la police municipale en cette période de trouble terroriste ?
  • Quid de la charte d’engagement envers les associations subventionnées par la mairie qui ne seraient pas irréprochables dans leur comportement ?

Madame Le Maire, j’espère une réponse sincère sur ces points, avec des éléments qui nous permettront de croire en votre implication sur le renouvellement de la politique de la ville.

Nous nous devons d’agir avant que des évènements plus graves n’arrivent.

Guillaume RICHARD
Conseiller Municipal de Nantes

Intervention – Conseil municipal du 9 décembre 2016 – Délibération n°9.

Par | Conseil Municipal de Nantes, Politique nantaise, Quartier Bellevue | 0 commentaire

La polémique de ce matin m’oblige à mettre en ligne mon intervention afin que les mots utilisés soient les bons et que le discours ne soit pas déformé.

J’attends évidement les excuses de David Martineau, adjoint à la culture de la ville de Nantes. Sa menace : « Pour allez dans les quartiers vous avez intérêt à être accompagné », et ses propos scandaleux : « Je ne savais pas que nous avions l’extrême droite au conseil municipal » nous ont poussés à quitter le conseil à mi-séance. J’espère l’apaisement et donc les excuses de l’adjoint de Johanna Rolland.

——

Madame Le Maire,

Au mois d’avril 2016, le club Bela Futsal se déplace à Toulon pour prendre en une mi-temps 6 cartons rouges, sanctionnant les comportements violents des joueurs. C’était le dernier match de la saison, ils sont désormais en deuxième division.

Le 17 Juin 2016, la mairie signe une convention de financement avec Bela Futsal.

Fin octobre 2016, durant le match des club Bela Futsal (malakoff) et Cwest (bellevue) à Beaulieu, une quarantaine de jeunes ont surgi, puis ils se sont mis à agresser tout le monde, à taper, et ça a dégénéré. Ce sont les mots de la presse.

Le lendemain à Malakoff, des coups de feu sont tirés et font penser à un règlement de compte entre des bandes de Bellevue et Malakoff.

Aujourd’hui, vendredi 9 décembre 2016, nous signons un chèque à l’association Bela Futsal. 29000€ + la subvention sportive de 2017.

Ma conviction Madame Le Maire, c’est que la culture et le sport sont un facteur d’intégration social formidable pour les jeunes des quartiers.

La façon dont la ville de Détroit aux Etats Unis sort de son désert économique passe par la revalorisation des citoyens et le sport, la culture sont au centre des actions qui le permettent.

Mais là, la ville de Nantes s’engage sans contrôle, elle achète une paix sociale qui ne tient plus. L’exemple d’aujourd’hui, du financement de club Bela, donne une image épouvantable de la ville.

Mais je crois aussi que la succession d’évènements de ces derniers mois, marque l’échec de votre politique de la ville Madame Le Maire.

Je reprends les mots de Malek Bouthi, député socialiste et ancien secrétaire national du PS: « Vous recevez discrètement des gens et vous leur donnez des petites revendications, un local, vous acceptez telle ou telle chose et puis dans les urnes, comme par hasard, vous gagnez les élections. »  « Il faut en arrêter avec la délégation à des autorités locales qui sont au mieux débordées soit complices. Et donc qui ne peuvent plus agir. Les maires dans ces zones là, les conseillers généraux ils ne touchent pas terre. »

Ma question est donc simple Madame Le Maire.

Vous avez eu écho des rixes et des problèmes des mois précédents. Alors, pourquoi finançons-nous aujourd’hui la convention du 17 juin avec le Bela Futsal ?

Je vous demande donc de stopper les subventions allouées aux associations sportives ou culturelles de la ville qui ne respectent pas un règlement de « bonne conduite ».

Je le répète, le sport est un vecteur de croissance sociale, c’est pourquoi il se doit d’être subventionné avec attention, il doit y avoir un contrôle afin de le rendre efficace pour qu’il soit au service des Nantais.

Conseil municipal du 2 février 2016 -Associations sportives, emplois aidés

Par | Conseil Municipal de Nantes | 0 commentaire

Madame le Maire,

Vous nous proposez de financer par cette délibération des emplois aidés pour un montant de plus de 40 000 €.

Vous êtes en réalité dans la roue du Gouvernement qui a débloqué 100 000 contrats aidés de plus en 2015.

Ce traitement social du chômage – et non économique – trahit l’urgence où se trouve François Hollande d’engranger des résultats sur l’emploi, afin que 2017 ne se fasse pas sans lui. Nous avons toutefois de très sérieux doutes sur l’efficacité de ces mesures.

Il est connu que le passage par un contrat aidé dans le secteur non marchand réduit les chances futures de trouver un emploi non aidé. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’Insee, dans une étude au mois de Juillet dernier. A ce propos, Les Echos disaient même que «les emplois aidés sont un « remède qui aggrave le mal ».

Deux ans et demi après leur passage en contrat d’accompagnement dans l’emploi (CAE), les bénéficiaires ne sont que 33 % à disposer d’un emploi non aidé, contre 38 % des personnes présentant les mêmes caractéristiques au départ mais non passées par un emploi aidé.

Plusieurs explications :

– d’abord le fait que les emplois aidés dans le secteur non marchand (associations, collectivités locales) sont éloignés des emplois auxquels le bénéficiaire est susceptible de postuler par la suite.

– ensuite le fait que le passage par l’emploi aidé envoie un signal négatif aux employeurs, alors même que les bénéficiaires ont montré leur volontarisme à aller vers l’emploi.

Dans le contexte actuel de chômage, on sait que l’emploi associatif résiste relativement bien grâce aux contrats aidés mais qu’il y a là un effet de leurre car le turn-over est très important et n’ouvre pas sur des emplois pérennes. La seule chose qui soit pérenne, c’est l’emploi aidé en lui-même.

En revanche, le passage par un emploi aidé dans le secteur marchand a un impact réel sur l’insertion professionnelle de ses bénéficiaires.

Ces éléments indiquent clairement l’impasse où nous conduisent les politiques de l’emploi en place, qui construisent leur château de cartes sur le secteur non marchand (plus de 80 % des actuels emplois d’avenir par exemple). Ca prouve donc que cette mesure ne prend pas. A croire d’ailleurs que Nantes en bon soldat du national, a son quota d’emplois aidés.

Si vous parlez d’emplois aidés, vous avez par le passé parlé d’emplois d’avenir et d’emplois jeunes. En revenant sur les chiffres de ces emplois que je dirais être « emplois Jospin », le résultat est simple : 80% d’entre eux ont trouvé un emploi, mais dans les collectivités. Or on sait que ce sont les entreprises qui recrutent aujourd’hui, pas les collectivités.

C’est pourquoi de notre côté, vous le savez, nous proposons ce qui n’a jamais été essayé : L’allègement des charges sociales. La mesure est peut-être trop pragmatique pour un monde politique qui n’a pas l’expérience de l’entreprise. Mais dans le quotidien des PME et des TPE, ce serait ça LA mesure d’avenir.

Alors, la dernière mesure, les 2000€ à l’embauche, c’est bien. Mais on pilote une entreprise sur plusieurs trimestres et sur plusieurs années. Ce chèque s’apparente à une jolie récompense ‘courthermiste’ et non à une stratégie de long terme.

Nous voterons cependant cette délibération, parce que nous reconnaissons la valeur sociale de ces emplois aidés tout en appelant de nos vœux un changement de logiciel des politiques publiques de l’emploi.

 

Conseil municipal du 18 décembre 2015 : Intervention sur le CATTP 2016-2018

Par | Conseil Municipal de Nantes, sécurité nantes | 0 commentaire

Conseil municipal du 18 décembre 2015

Contrat d’Action territorial de Tranquillité Publique 2016-2018

Madame le Maire,

Nous avons déjà eu l’occasion d’échanger sur la politique de la ville dans les quartiers prioritaires et de faire valoir nos divergences de vues sur certains points.

Lorsque je souhaitais nommer les choses – les difficultés – vous me répondiez identité des quartiers, talents des jeunes, dynamisme des associations, toutes choses dont je conviens d’autant mieux que les personnes qui s’investissent dans ces quartiers le font avec un mérite tout particulier.

Mais les problèmes d’insécurité et de délinquance n’étaient pas nommés alors que ce sont précisément ces problèmes qui gâchent la vie de tant d’habitants.

La lecture de ce Contrat d’Action Territorial de Tranquillité Publique pour la période 2016-2018 me donne aujourd’hui le sentiment que nous partageons le même langage sur les espaces urbains fragilisés et sur Malakoff en particulier où je me rends régulièrement et entends les témoignages des habitants.

Lors de l’état des lieux réalisé en avril pour les micros-secteurs Place Rosa Parks – Tour Angleterre -Tour Madrid, vous avez parlé rassemblements sur l’espace public, de rassemblements dans les halls, ainsi que de tensions dans certains équipements publics (je parle de la Maison de quartier des Haubans, et de certains équipements sportifs).

Le contrat évoque également les « tensions récurrentes » et les « agressions parfois armées entre groupes ou individus » (jeunes majeurs le plus souvent). Il évoque un « fort sentiment d’insécurité présent en cette fin 2015 suite à des événements particulièrement violents » et qui risque de s’installer durablement sur Malakoff / Pré Gauchet. Aussi, enchaine-t-il, « les actions structurantes choisies sont celles qui engagent un travail de fond, s’inscrivant dans la durée. ». Il y a un an nous n’avions pas le droit de parler de sécurité, il semble aujourd’hui que son évolution à Nantes nous permet enfin de nous mettre au travail.

Monsieur Le Maire, ce que je souhaite vous dire, c’est qu’en choisissant les bons mots, on applique les bonnes actions pour avoir les bons résultats. Savoir que nous travaillons désormais avec la même ambition me rassure. Car lorsque nous aurons mis en place une politique de sécurité claire et efficace au service des quartiers qui le demandent, alors nous pourrons débattre du comment bien vivre ensemble pour les endroits concernés. Coté flamme, excusez moi de ne pas vous la déclarer Monsieur Nicolas, mais vous pouvez vous rassurer sur notre soutien pour ce contrat d’action territorial.

Pour revenir sur ce contrat sur lequel nous devons délibérer:

  • J’aimerais en savoir plus sur la façon dont sont « prises en compte les situations individuelles de mineurs exposés à la délinquance » (c’est une des « actions ciblées » proposées dans le cadre de ce contrat pour « soutenir l’environnement des adolescents exposés au risque de délinquance »). Je me permets de vous reparler à nouveau l’importance des mots. Quand vous dites « Soutenir l’environnement » : Lequel, comment, avec quels leviers d’action? Soyons précis. Après tant d’effort, être approximatif serait dommage.
  • Je lis avec intérêt qu’il est envisagé d’ « expérimenter la vidéo-protection dans un espace partagé » : de quel espace s’agit-il ? Comment sont exploitées les images ? Un premier retour sur expérience est-il possible à ce stade ?

Alors, sur la vidéo-protection, si nous la soutenons et la demandons, je crois aussi qu’il faut être prudent. Si nous souhaitons expérimenter, nous devons répondre pertinemment aux questions d’utilité, d’efficacité de ces dispositifs. Pour cela j’espère une information régulière de votre part, et une mise à disposition des éléments techniques de la part de vos services. Peut être le mieux serait la création d’une commission de travail sur le sujet. A ce propos, vous aviez fait une promesse : « Créer une charte Nantaise de la vidéo-protection ainsi qu’un comité d’éthique et de suivi ». Je sais que Madame Lefranc nous a indiqué toute à l’heure, que vos promesses de campagne ne vous engagent pas, mais sur ce sujet, j’espère que la promesse sera tenue.

Intervention en Conseil municipal du 2 novembre 2015 -Création de la maison de la tranquillité publique

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Intervention de Guillaume Richard – Conseiller Municipal

Madame le Maire,

J’ai déjà eu l’occasion d’intervenir en Conseil municipal sur la question de la ‘tranquillité’ au sens le plus extensif du terme lorsque nous avons évoqué le Contrat de Ville 2015-2020.
Je me félicite de votre évolution sémantique. Le mot « sécurité » n’est plus un gros mot, puisqu’on le voit apparaître dès le début de notre délibération. La préoccupation des Nantais pour leur sécurité – préoccupation que j’ai relayée plusieurs fois dans cette enceinte – vous a donc touchée, Madame le Maire. Espérons que la structure qui va voir le jour à la Manufacture des Tabacs y apportera un début de réponse efficace.
La Maison de la tranquillité publique répond à une vraie mission de service public. Maintenant que la décision de sa construction est prise, nous devons assurer sa visibilité à nos concitoyens et nous n’avons pas le droit à l’erreur. Les Nantais attendent cette solution que nous soutenons depuis plus de 2 ans, alors, ne faisons pas de l’affichage et assurons-nous de son efficacité. Aujourd’hui nous attendons de votre part une structuration des dispositifs, pour que ces dispositifs soient bien identifiés par les Nantais ce qui les rendra donc efficaces et utiles.
Je note votre volontarisme, Madame le Maire, puisque vous avez écrit au Premier ministre pour lui rappeler les engagements qu’il avait pris en qualité de Ministre de l’intérieur (en février 2014) sur l’envoi de renforts policiers à Nantes. Il y a là une défaillance du ministère de l’intérieur.
Le problème, c’est que votre courrier ne doit pas peser bien lourd. Vous indiquiez publiquement la semaine passée – en Conseil Métropolitain – que vous n’êtes pas de la même ‘branche’ que MM. Macron et Valls. Votre responsabilité est de vous assurer que vos courriers aient un retour : faire de la politique, c’est une chose, mais dire que vous êtes contre le gouvernement qui doit nous envoyer les renforts policiers, ça va nous compliquer la tâche pour obtenir ces policiers qui nous manquent tant. Laisser la critique du gouvernement à l’opposition et faites le boulot pour obtenir ces policiers !

Heureusement, la justice a pris la mesure du problème en condamnant à une lourde peine l’auteur des coups de feu tirés l’année dernière à Malakoff. Puisque la justice a su le faire de son côté, prenons aussi notre part dans cette lutte contre la violence ordinaire. C’est précisément ce qui permettra de privilégier la prévention plutôt que la répression.
Vous avez annoncé par voie de presse, vendredi dernier, que l’îlotage et la vidéoprotection ne se feront pas toute de suite. Donc, en fait, vous levez le ton, serrez le poing très fort et… puis rien ? Vous affirmez votre détermination. Bien. Et après ? Ce qu’on vous demande, c’est de ne pas attendre la saint-glinglin car la situation empire : il est temps de prendre les mesures qui relèvent de nos compétences. Vous éloignez de votre responsabilité le problème en ne nommant que le banditisme et le crime (qui relèvent bien sûr de la responsabilité de l’Etat) mais il y a la délinquance ordinaire qui est réellement insupportable pour les habitants. Entendez-les, ils demandent la présence policière et la vidéoprotection.
Et de grâce, ne me faites pas le coup de la ‘stigmatisation’ des quartiers difficiles. Ce n’est nullement stigmatiser Malakoff que de nommer les problèmes qui s’y répètent et contre lesquels les habitants attendent une réponse de notre part. Chaque jour des familles quittent Malakoff, découragées par les petits caïds qui jouissent, eux, de l’impunité. N’attendons pas que ces quartiers, que nous avons rénovés à grands frais, se vident de leurs habitants et se transforment en ghettos. Nous devons jouer collectif sur cette question car nous devons réussir. C’est un objectif de résultat, Madame le Maire, pas un objectif de moyens et encore moins un objectif de posture.

Intervention en Conseil municipal du 30 janvier 2015 – Délibération 13 – NGE

Par | Conseil Municipal de Nantes, NGE | 0 commentaire

Intervention de Guillaume Richard – Conseiller Municipal

Délibération 13 – SEM Nantes-métropole Gestion Equipements (N.G.E) – Délégation de service public – Centre de Loisirs du Petit Port : dispositions financières – Avenant n°6

Madame le Maire, Chers collègues,

L’arrêt de l’activité du SPA, mi-décembre, était nécessaire après 3 années de pertes financières successives.

Deux questions à ce propos :

  • La première : quid des pertes financières, de quel ordre sont-elles et qui en supportera le poids ?  Le lien entre NGE et la mairie nous oblige à être clair vis-à-vis des Nantais.
  • Ma deuxième question est de savoir si on doit s’inquiéter de votre projet de monnaie locale. L’engouement que vous avez montré nous rappelle celui qui avait promu le spa. Est-ce que la monnaie locale SoNantes risque le même « succès » que le spa, imaginée par les mêmes équipes qui sortent des compétences propres de notre collectivité ?

Je vous remercie Madame le Maire.   

Intervention en Conseil municipal du 30 janvier 2015 – Conseil Nantais pour la Citoyenneté des Etrangers

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Intervention de Guillaume Richard – Conseiller Municipal

Madame le Maire, Chers collègues,

Ville-port, Nantes est par la géographie et l’histoire une agglomération construite par et pour les échanges. Cette vocation se confirme aujourd’hui dans notre ambition pour le XXIe siècle : conforter le rayonnement international de Nantes métropole européenne par l’adhésion à de nombreux réseaux européens et l’animation de partenariats privilégiés avec d’autres métropoles étrangères – je pense notamment à Eurocities dont vous avez été élue Présidente au mois de novembre, Mme le Maire, et qui rassemble une famille de 130 capitales régionales.

Faire vivre l’Europe sur le territoire métropolitain, faire entendre la parole de Nantes en Europe et renforcer l’attractivité et l’ouverture internationale de notre territoire passent également, nous le pensons, par un dialogue privilégié avec les ressortissants européens ou extra-européens qui résident de façon durable dans notre Ville. Ceux-ci doivent prendre leur part de la construction de la Cité puisqu’ils l’animent et la font vivre.

Nous partageons donc l’objectif général du CNCE et saluons l’élargissement qui est organisé dans le cadre de ce CNCE II. Il nous semble toutefois que la formulation de ses objectifs pourrait être améliorée.

Voyons par exemple le point 2-2 :

  • Le concept de « citoyenneté de résidence » floute un peu abusivement la signification du terme « citoyenneté » qui ne saurait se réduire selon nous à l’idée générale de lien social.
  • Ce paragraphe souligne aussi que certains Nantais étrangers sont « exclus » du droit de vote. Cette terminologie infuse une connotation à laquelle nous ne souscrivons pas : les étrangers ne sont pas ‘exclus’ puisqu’on ne les a pas fait sortir de quelque chose, il conviendrait de dire de manière plus neutre qu’ils n’ont « pas accès au vote ».

De façon générale, je remarque que le CNCE appelle les Nantais, sans doute à raison, à modifier leur regard sur les étrangers ou les migrants. Mais nous pensons que cette démarche ne peut être unilatérale et doit s’accompagner symétriquement du même regard porté par les populations accueillies sur notre Ville et sur nos valeurs. La citoyenneté, Madame Le Maire, c’est être rattaché à un état, être bénéficiaire de ses droits, mais c’est aussi avoir des devoirs. C’est pourquoi sans intégration préalable, rien ne marche et le concept de citoyenneté des étrangers n’est qu’un confort intellectuel qui ne satisferont que les politiques.

Aussi, pour infléchir la philosophie du CNCE II en ce sens, nous aimerions proposer de le renommer « Conseil pour l’intégration des étrangers ». N’oublions pas que pour un étranger intégré, tout est permis dans notre pays, dont l’accès à la citoyenneté.

Nous voterons pour cette délibération à la condition qu’y soit apportée cette modification.

 

Intervention du Conseil communautaire du lundi 15 décembre 2014 – Délibération 36

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Intervention de M. Guillaume Richard, conseiller communautaire

LOIRE ATLANTIQUE DEVELOPPEMENT SELA – Prise de participation au capital d’AIR WATT ENERGY

Madame la Présidente,

Mes collègues de la Droite et du Centre et moi-même voterons contre cette délibération.

Il est en effet parfaitement artificiel de solliciter l’avis de Nantes métropole sans l’éclairer par un minimum d’éléments. La question de l’énergie éolienne n’est pas du tout en jeu ici, il s’agit simplement de la méthode que nous rejetons.

La délibération nous indique que le Conseil d’Administration de la SAEM Loire Atlantique Développement, la SELA, a décidé de participer au capital de la société SAS AIR WATT ENERGY.
L’objectif de cette participation est de financer un parc éolien dont l’investissement est évalué à presque 15 millions d’euros.

La participation des partenaires actuels étant de 20% de ce montant, nous supposons qu’il va falloir trouver les 80% restants, soit 11 millions d’euros environ. Banques, ou investisseurs extérieurs, sans information supplémentaire, nous avons l’impression que Nantes Métropole, à travers la SELA, pourrait servir de caution.

C’est hypothétique, mais n’ayant pas les éléments, nous sommes en droit de le supposer. Surtout qu’il paraît difficile de croire qu’un partenaire extérieur ou qu’une banque va investir 11 millions d’euros sans contrepartie.

Aujourd’hui, nous avons donc une délibération, mais aucune information. Il s’agit une nouvelle fois d’un manque de communication que je déplore ; il s’agit une nouvelle fois d’un problème de méthode qui impose un débat non contradictoire.

En l’absence de ces éléments, vous comprendrez que nous ne puissions donner un avis et que nous voterons contre cette délibération.