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Conseil Métropolitain

Intervention sur le bilan de la concertation préalable au lancement du projet du Grand Bellevue

Par | Centre Ville de Nantes, Conseil Métropolitain, Politique nantaise, Quartier Bellevue, Quartier Malakoff | 0 commentaire

Intervention Délibération 09 – Nantes / Saint-Herblain – Projet du Grand Bellevue – Bilan de la Concertation préalable à la création d’un zone d’aménagement concerté (ZAC) – Concession d’aménagement – Approbation.

Deux remarques sur ce projet du grand Bellevue, une sur la concertation dont nous avons le bilan et l’autre sur le projet du Grand Bellevue en lui même.

  • La concertation tout d’abord. J’ai la sensation qu’il s’agit d’une concertation pré-concertée, puisque chaque question posée reçoit une réponse identique à la question.
    En fait tout le monde est d’accord avec le projet, et lorsque ce n’est pas le cas, vous parlez de questions individuelles. Et là il n’y a plus de responsabilité.
  • D’autre part. Je ne crois pas qu’on puisse parler d’aménagement sans désenclaver, sans aérer. Vous parlez d’une vision nature à travers des corridors végétalisés, des nouveaux sentiers mais en réalité quand vous démolissez 480 logements, vous en créer 1000 juste à côté dans des quartiers qui ont besoin de respirer.

A Malakoff, la place Rosa Parks qui était plus lumineuse voit la création de deux immeubles, l’un sur les bords de Loire et l’autre bientôt, en face de Nantes Habitat.

Ces quartiers ont besoin d’air et la densification n’est évidemment pas la meilleure option.

S’il y a une impression de densification, on note aussi votre objectif de non-circulation.

La non-circulation est un objectif louable pour atteindre des objectifs de déplacements doux, mais à Malakoff c’est ce qui fait que la place Rosa Parks n’est pas fluidifiée, c’est ce qui fait que la zone permet le désœuvrement et parfois la délinquance.

C’est aussi ce qui fait que les commerces de proximité se développent correctement ou non. Et nous savons que le commerce de proximité de Malakoff souffre, avec la malheureuse illustration du départ d’Intermarché.

C’est pourquoi je souhaite qu’on porte toute notre attention sur la configuration de ces espaces à la lumière des réussites et des échecs de ce qui a été fait à Malakoff.

Intervention sur le PDU 2018 – Proposition d’un projet Hyperloop pour Nantes

Par | Conseil Métropolitain, Déplacement urbain, Hyperloop Nantes, Politique générale, Politique nantaise | 0 commentaire

Madame La Présidente,

Je tiens tout d’abord à féliciter les équipes de la métropole pour le travail présenté même si j’ai quelques regrets sur l’ambition développée.

On parle d’un budget de 3,3 milliards d’euros à 10 ans.

Alors pour un projet à 10 ans avec 9 OOO, je trouve quand même un peu dommage que la majorité ne regarde pas l’avenir avec une longue vue.

Dans ce PDU vous ne parlez pas réellement d’innovation, vous ne laissez pas la place à la créativité et à l’accueil de nouveaux projets d’avenir. Je crois pour ma part qu’il est temps de voir l’avenir de la métropole autour de grands projets qui imaginent les nouveaux modes de transports de demain.

J’ai deux exemples en tête :

Les véhicules autonomes d’abord. Quelques expériences sont menées par des ingénieurs Nantais sur la ville, mais d’autres villes comme Lyon l’ont déjà expérimentées avec succès et fêtent leurs 18 mois d’existence et de pratique.

Je parle également de l’hyperloop, ce système qui permet de voyager à près de 1000km/h dans des tunnels installés entre deux points que peuvent être des villes ou des régions.
Alors je ne vais pas remuer le couteau dans la plaie avec Notre Dame des Landes, mais je crois que c’est l’accueil de ces grands projets, de ces nouvelles idées dont nous avons besoin.

Alors Madame la Présidente, si je me permets de noter le manque d’innovation de long terme au sein d’un projet à 10 ans, c’est pour vous proposer de vous arrêter sur la question de l’Hyperloop, afin que Nantes et sa métropole puisse devenir une terre d’expérimentation et d’étude sur un sujet qui prend de plus en plus de place dans cette course à l’innovation sur les transports.

Sachez que Toulouse a donné son feu vert, ce n’est donc pas un projet farfelu dont je vous parle, mais un projet qui permettrait de tirer la ville vers le haut sur la question des transports, sur la question des mobilités, de l’aménagement du territoire et qui permettrait également de développer l’écosystème qui tourne autour, je parle évidemment du numérique à Nantes.

Je crois que si nous souhaitons faire partie des villes en pointe sur la question « smartcity », nous devons imaginer la ville de demain et donc l’organisation des déplacements qui seront portés par les nouveaux transports de demain.

Notre rôle de politique c’est d’avoir une vision, une vision à court terme nécessaire à l’administration quotidienne de nos collectivités, mais à l’heure actuelle, nous devons avoir LA vision de la ville de demain. C’est je crois la condition de notre réussite.

Reconversion du site de l’ancienne maison d’arrêt – Projet Aristide BRIANC – Lancement d’une procédure de dialogue compétitif.

Par | 4ème Canton, Centre Ville de Nantes, Conseil Métropolitain | 0 commentaire

Madame la Présidente,

La maison d’arrêt est un bâtiment important pour les Nantais, puisqu’il a marqué l’espace urbain pendant des dizaines d’années, son réaménagement est donc un opportunité pour le centre ville de Nantes.

Nous nous réjouissons de voir les facades anciennes de ce bâtiment conservées, ce qui nous semble avoir du sens en matière de politique patrimoniale de la ville.

Nous nous réjouissons également de voir la création de 150 nouveaux logements. En plein centre ville de Nantes, c’est évidement un bonne chose.

Deux interrogations cependant:

  • La première : Vous prévoyez 50% de logements sociaux. Ce taux important va directement impacter le coût des autres 50% de logements libres.
    Je le dis sans esprit de polémique, mais quand on prévoit un logement social, il faut bien qu’un autre logement lui corresponde pour le financer. De nombreux professionnels de l’immobilier constatent cet effet qui a une impact direct sur le cout d’accès au logement des classes moyennes et des familles. Vous parlez de mixité social, mais sans l’accès possible aux classes moyennes et aux familles à ces logements, ce n’est pas de la mixité social, c’est une position politique.
  • Ma deuxième interrogation fait suite à la présentation faite aux conseillers municipaux de Nantes, l’année dernière. Cette étude soulignait que 48% des personnes en situation de grande précarité étaient logées dans le logement libre.
    Maintenant que Nantes Habitat est devenu Nantes Métropole Habitat, ce transfert doit être l’occasion de faire un bilan précis de l’efficacité de notre dispositif de logement social sur l’agglomération, pour être certains que le parc social métropolitain loge bien, en priorité les plus démunis des habitants de l’agglomération

Interventions du Conseil communautaire du lundi 15 décembre 2014 – Délibération 7

Par | Conseil Métropolitain | 0 commentaire

Intervention de M. Guillaume Richard, conseiller communautaire

Contrat ville cadre 2015-2020 – Convention Gestion Urbaine et Sociale de Proximité

Madame la Présidente,

Le contrat de ville 2015-2020 fixe les orientations stratégiques du projet de cohésion urbaine et sociale de l’agglomération nantaise ainsi que les engagements des partenaires pour mettre en œuvre la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine votée en février.

L’élaboration du contrat de ville se déroule en deux temps :

– la première étape a conduit à l’élaboration du contrat-cadre fixant la géographie et les orientations stratégiques du projet de cohésion urbaine et sociale de l’agglomération nantaise ainsi que les modalités de pilotage et de gouvernance du contrat. Cette première étape se concrétise aujourd’hui par la signature du contrat cadre.

– dans un second temps la déclinaison opérationnelle et territoriale du contrat de ville qui se traduira par la définition de plans d’actions et d’indicateurs de suivi et d’évaluation au premier semestre 2015.

Malgré la qualité, le nombre et la diversité des acteurs qui ont porté la réflexion sur laquelle nous sommes amenés à délibérer aujourd’hui (une quarantaine d’associations investies dans les quartiers, cabinet de consultants, ateliers de travail, citoyens des quartiers), je m’étonne que la question de la sécurité dans les quartiers prioritaires de la Politique de la Ville n’apparaisse pas dans les 5 enjeux transversaux qui guideront les actions à mener au bénéfice de ces mêmes quartiers.

Comprenons-nous bien : il ne s’agit nullement de stigmatiser aucun quartier de notre agglomération et nous nous associons pleinement à l’orientation numéro 2 qui consiste à reconnaître les talents des quartiers. Mais il faut bien l’admettre, les habitants de ces quartiers, tout comme les médias, nous interpellent quotidiennement sur le manque de sécurité qu’ils éprouvent à juste titre dans les transports et dans les rues, voire dans leurs logements. Les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien et les témoignages parfois bouleversants qu’ils nous livrent nous invitent à abandonner toute posture angélique. A cet égard la formulation de « compréhension des dysfonctionnements » me paraît un euphémisme que nous ne pouvons nous résoudre à qualifier de « doux » car la négation de la réalité est une autre forme de violence.

Nous souhaiterions donc que la seconde phase de déclinaison opérationnelle et territoriale du contrat de ville – qui sera menée au premier semestre 2015 – prenne avec sincérité la mesure de ces « dysfonctionnements » et propose des mesures concrètes pour la prévention et la médiation.

Je vous remercie Madame la Présidente.