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Guillaume RICHARD

Lettre Ouverte à Johanna ROLLAND

By Centre Ville de Nantes, Conseil Municipal de Nantes, Politique nantaise, sécurité nantes

Madame le Maire,

Malgré les excuses de votre adjoint à la culture, je tenais à vous faire part de mon profond dégoût pour ce qui s’est passé au dernier conseil municipal.

J’ai, dans mon intervention, apporté des faits, des éléments repris par la presse, et d’autres défendus par un parlementaire socialiste. En aucun cas je n’ai stigmatisé les quartiers de notre ville et encore moins ses habitants.

Je relève donc qu’au sein de notre conseil municipal, les élus de la république que nous sommes, n’ont pas le droit d’aborder tous les sujets.

La sécurité, la politique de la ville, les quartiers. A chaque intervention de ma part, vos adjoints sont vent debout et crient à la stigmatisation. Je vous rappelle que vous n’avez pas le monopole des quartiers.

Il est donc difficile de travailler sur les sujets qui préoccupent les Nantais, et c’est en mettant la poussière sous le tapis que le front national fait le score qu’il fait aujourd’hui.

Vous vous inquiétez de mon positionnement politique et l’un de vos adjoints n’a pas hésité à parler d’extrême droite.

Madame, sur ce point, je suis très à l’aise et vous rappelle qu’aujourd’hui, nous travaillons sans le concourt de l’extrême droite, nous n’avons jamais fait d’alliance avec eux et mieux, nous luttons au quotidien contre leurs idées populistes.

C’est dans cet esprit que je ne comprends pas que de votre côté, l’alliance avec l’extrême gauche ne semble gêner personne. Mais pourtant, Madame Le Maire, tous les extrêmes sont à combattre. Aussi je remarque sur ce sujet que votre position est bien confortable, ce qui rend les propos de votre adjoint à la culture particulièrement insupportables.

Mais aujourd’hui encore, le quartier de Malakoff a essuyé des coups de feu. Votre adjoint à la sécurité minimise les faits au lieu de prendre les choses à bras le corps.

Aussi je vous renouvelle trois de mes demandes :

  • Quid de la vidéo-protection ? A quand son installation ?
  • Quid de l’armement de la police municipale en cette période de trouble terroriste ?
  • Quid de la charte d’engagement envers les associations subventionnées par la mairie qui ne seraient pas irréprochables dans leur comportement ?

Madame Le Maire, j’espère une réponse sincère sur ces points, avec des éléments qui nous permettront de croire en votre implication sur le renouvellement de la politique de la ville.

Nous nous devons d’agir avant que des évènements plus graves n’arrivent.

Guillaume RICHARD
Conseiller Municipal de Nantes

Intervention – Conseil municipal du 9 décembre 2016 – Délibération n°9.

By Conseil Municipal de Nantes, Politique nantaise, Quartier Bellevue

La polémique de ce matin m’oblige à mettre en ligne mon intervention afin que les mots utilisés soient les bons et que le discours ne soit pas déformé.

J’attends évidement les excuses de David Martineau, adjoint à la culture de la ville de Nantes. Sa menace : « Pour allez dans les quartiers vous avez intérêt à être accompagné », et ses propos scandaleux : « Je ne savais pas que nous avions l’extrême droite au conseil municipal » nous ont poussés à quitter le conseil à mi-séance. J’espère l’apaisement et donc les excuses de l’adjoint de Johanna Rolland.

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Madame Le Maire,

Au mois d’avril 2016, le club Bela Futsal se déplace à Toulon pour prendre en une mi-temps 6 cartons rouges, sanctionnant les comportements violents des joueurs. C’était le dernier match de la saison, ils sont désormais en deuxième division.

Le 17 Juin 2016, la mairie signe une convention de financement avec Bela Futsal.

Fin octobre 2016, durant le match des club Bela Futsal (malakoff) et Cwest (bellevue) à Beaulieu, une quarantaine de jeunes ont surgi, puis ils se sont mis à agresser tout le monde, à taper, et ça a dégénéré. Ce sont les mots de la presse.

Le lendemain à Malakoff, des coups de feu sont tirés et font penser à un règlement de compte entre des bandes de Bellevue et Malakoff.

Aujourd’hui, vendredi 9 décembre 2016, nous signons un chèque à l’association Bela Futsal. 29000€ + la subvention sportive de 2017.

Ma conviction Madame Le Maire, c’est que la culture et le sport sont un facteur d’intégration social formidable pour les jeunes des quartiers.

La façon dont la ville de Détroit aux Etats Unis sort de son désert économique passe par la revalorisation des citoyens et le sport, la culture sont au centre des actions qui le permettent.

Mais là, la ville de Nantes s’engage sans contrôle, elle achète une paix sociale qui ne tient plus. L’exemple d’aujourd’hui, du financement de club Bela, donne une image épouvantable de la ville.

Mais je crois aussi que la succession d’évènements de ces derniers mois, marque l’échec de votre politique de la ville Madame Le Maire.

Je reprends les mots de Malek Bouthi, député socialiste et ancien secrétaire national du PS: « Vous recevez discrètement des gens et vous leur donnez des petites revendications, un local, vous acceptez telle ou telle chose et puis dans les urnes, comme par hasard, vous gagnez les élections. »  « Il faut en arrêter avec la délégation à des autorités locales qui sont au mieux débordées soit complices. Et donc qui ne peuvent plus agir. Les maires dans ces zones là, les conseillers généraux ils ne touchent pas terre. »

Ma question est donc simple Madame Le Maire.

Vous avez eu écho des rixes et des problèmes des mois précédents. Alors, pourquoi finançons-nous aujourd’hui la convention du 17 juin avec le Bela Futsal ?

Je vous demande donc de stopper les subventions allouées aux associations sportives ou culturelles de la ville qui ne respectent pas un règlement de « bonne conduite ».

Je le répète, le sport est un vecteur de croissance sociale, c’est pourquoi il se doit d’être subventionné avec attention, il doit y avoir un contrôle afin de le rendre efficace pour qu’il soit au service des Nantais.

Le Système paritaire Français a-t-il un avenir?

By Non classé

Le système paritaire français vue du patronat résistera t il à la nouvelle génération?

Le système paritaire français (cogestion entre représentants salariaux et représentants patronaux) est né avec la promesse du Général faite pendant la guerre. Dans son objectif nécessaire d’unifier les forces de la résistance, De Gaulle du promettre la mise en place du paritarisme aux communistes.

Sinon quoi ? Sinon, les communistes n’auraient pas rejoint le Général et l’issue de la guerre aurait été différente. Un raccourci facile qui montre que certains s’engageaient pour l’avenir et que d’autres faisaient du syndicalisme, un quotidien en toute circonstance.

CFDT, SUD, CGT, FO… VS FNSEA, CGPME, MEDEF UPA….

Que le match commence ! Sécu, Organismes de retraites, assurance chômage, prud’hommes, formation professionnelle.
Alors est ce que c’est bien ? Oui. C’est en tout cas ce qu’en pensent les ¾ des Français qui pensent que le paritarisme, c’est bien pour eux.
Mais le système paritaire français est principalement lié à ce que l’état doit profondément réformer : Les systèmes de retraite, la formation professionnelle, l’assurance chômage. Ils en sont les administrateurs.

Alors comment ne pas penser qu’un système d’une autre époque peut résister à la nôtre. Comment la très faible représentation syndicale peut gérer autant de milliards qui engagent autant de salariés ?

Les tentatives de réforme faites par l’état ont été renvoyées dans la rue, et les quelques unes qui ont vu le jour ont été très confidentielles.

La réforme de ces institutions et du système paritaire Français doit donc être engagée par les syndicats eux-mêmes.
Mais comment demander aux représentants syndicaux de travailler à une profonde réforme quand leur première action devra être de se justifier devant leurs membres, en leur expliquant que, pour démarrer, il faut se tirer une balle dans le pied.
Oui car cette réforme devra être une simplification du fonctionnement, pas très bonne pour les finances des syndicats, qui vivent des dotations financières versées au titre de la gestion des organismes paritaires (à cela il faut ajouter les fonds récoltés pour la formation professionnelle).

Et pendant ce temps là, une grande partie des entreprises Françaises réalisent qu’il faut changer la gouvernance de leur société. Une gouvernance où le salarié prend toute sa place, au profit de l’entreprise.

En parallèle, les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) arrivent en Europe, en France, pour imposer un style managérial nouveau.

La vraie question n’est donc pas de savoir ce que les Français pensent du paritarisme. La bonne serait de savoir ce qu’en pensent les jeunes.