Lettre Ouverte à Johanna ROLLAND

Par | Centre Ville de Nantes, Conseil Municipal de Nantes, Politique nantaise, sécurité nantes | 0 commentaires

Madame le Maire,

Malgré les excuses de votre adjoint à la culture, je tenais à vous faire part de mon profond dégoût pour ce qui s’est passé au dernier conseil municipal.

J’ai, dans mon intervention, apporté des faits, des éléments repris par la presse, et d’autres défendus par un parlementaire socialiste. En aucun cas je n’ai stigmatisé les quartiers de notre ville et encore moins ses habitants.

Je relève donc qu’au sein de notre conseil municipal, les élus de la république que nous sommes, n’ont pas le droit d’aborder tous les sujets.

La sécurité, la politique de la ville, les quartiers. A chaque intervention de ma part, vos adjoints sont vent debout et crient à la stigmatisation. Je vous rappelle que vous n’avez pas le monopole des quartiers.

Il est donc difficile de travailler sur les sujets qui préoccupent les Nantais, et c’est en mettant la poussière sous le tapis que le front national fait le score qu’il fait aujourd’hui.

Vous vous inquiétez de mon positionnement politique et l’un de vos adjoints n’a pas hésité à parler d’extrême droite.

Madame, sur ce point, je suis très à l’aise et vous rappelle qu’aujourd’hui, nous travaillons sans le concourt de l’extrême droite, nous n’avons jamais fait d’alliance avec eux et mieux, nous luttons au quotidien contre leurs idées populistes.

C’est dans cet esprit que je ne comprends pas que de votre côté, l’alliance avec l’extrême gauche ne semble gêner personne. Mais pourtant, Madame Le Maire, tous les extrêmes sont à combattre. Aussi je remarque sur ce sujet que votre position est bien confortable, ce qui rend les propos de votre adjoint à la culture particulièrement insupportables.

Mais aujourd’hui encore, le quartier de Malakoff a essuyé des coups de feu. Votre adjoint à la sécurité minimise les faits au lieu de prendre les choses à bras le corps.

Aussi je vous renouvelle trois de mes demandes :

  • Quid de la vidéo-protection ? A quand son installation ?
  • Quid de l’armement de la police municipale en cette période de trouble terroriste ?
  • Quid de la charte d’engagement envers les associations subventionnées par la mairie qui ne seraient pas irréprochables dans leur comportement ?

Madame Le Maire, j’espère une réponse sincère sur ces points, avec des éléments qui nous permettront de croire en votre implication sur le renouvellement de la politique de la ville.

Nous nous devons d’agir avant que des évènements plus graves n’arrivent.

Guillaume RICHARD
Conseiller Municipal de Nantes

Intervention – Conseil municipal du 9 décembre 2016 – Délibération n°9.

Par | Conseil Municipal de Nantes | 0 commentaires

La polémique de ce matin m’oblige à mettre en ligne mon intervention afin que les mots utilisés soient les bons et que le discours ne soit pas déformé.

J’attends évidement les excuses de David Martineau, adjoint à la culture de la ville de Nantes. Sa menace : « Pour allez dans les quartiers vous avez intérêt à être accompagné », et ses propos scandaleux : « Je ne savais pas que nous avions l’extrême droite au conseil municipal » nous ont poussés à quitter le conseil à mi-séance. J’espère l’apaisement et donc les excuses de l’adjoint de Johanna Rolland.

——

Madame Le Maire,

Au mois d’avril 2016, le club Bela Futsal se déplace à Toulon pour prendre en une mi-temps 6 cartons rouges, sanctionnant les comportements violents des joueurs. C’était le dernier match de la saison, ils sont désormais en deuxième division.

Le 17 Juin 2016, la mairie signe une convention de financement avec Bela Futsal.

Fin octobre 2016, durant le match des club Bela Futsal (malakoff) et Cwest (bellevue) à Beaulieu, une quarantaine de jeunes ont surgi, puis ils se sont mis à agresser tout le monde, à taper, et ça a dégénéré. Ce sont les mots de la presse.

Le lendemain à Malakoff, des coups de feu sont tirés et font penser à un règlement de compte entre des bandes de Bellevue et Malakoff.

Aujourd’hui, vendredi 9 décembre 2016, nous signons un chèque à l’association Bela Futsal. 29000€ + la subvention sportive de 2017.

Ma conviction Madame Le Maire, c’est que la culture et le sport sont un facteur d’intégration social formidable pour les jeunes des quartiers.

La façon dont la ville de Détroit aux Etats Unis sort de son désert économique passe par la revalorisation des citoyens et le sport, la culture sont au centre des actions qui le permettent.

Mais là, la ville de Nantes s’engage sans contrôle, elle achète une paix sociale qui ne tient plus. L’exemple d’aujourd’hui, du financement de club Bela, donne une image épouvantable de la ville.

Mais je crois aussi que la succession d’évènements de ces derniers mois, marque l’échec de votre politique de la ville Madame Le Maire.

Je reprends les mots de Malek Bouthi, député socialiste et ancien secrétaire national du PS: « Vous recevez discrètement des gens et vous leur donnez des petites revendications, un local, vous acceptez telle ou telle chose et puis dans les urnes, comme par hasard, vous gagnez les élections. »  « Il faut en arrêter avec la délégation à des autorités locales qui sont au mieux débordées soit complices. Et donc qui ne peuvent plus agir. Les maires dans ces zones là, les conseillers généraux ils ne touchent pas terre. »

Ma question est donc simple Madame Le Maire.

Vous avez eu écho des rixes et des problèmes des mois précédents. Alors, pourquoi finançons-nous aujourd’hui la convention du 17 juin avec le Bela Futsal ?

Je vous demande donc de stopper les subventions allouées aux associations sportives ou culturelles de la ville qui ne respectent pas un règlement de « bonne conduite ».

Je le répète, le sport est un vecteur de croissance sociale, c’est pourquoi il se doit d’être subventionné avec attention, il doit y avoir un contrôle afin de le rendre efficace pour qu’il soit au service des Nantais.

Le Système paritaire Français a-t-il un avenir?

Par | Non classé | 0 commentaires

Le système paritaire français vue du patronat résistera t il à la nouvelle génération?

Le système paritaire français (cogestion entre représentants salariaux et représentants patronaux) est né avec la promesse du Général faite pendant la guerre. Dans son objectif nécessaire d’unifier les forces de la résistance, De Gaulle du promettre la mise en place du paritarisme aux communistes.

Sinon quoi ? Sinon, les communistes n’auraient pas rejoint le Général et l’issue de la guerre aurait été différente. Un raccourci facile qui montre que certains s’engageaient pour l’avenir et que d’autres faisaient du syndicalisme, un quotidien en toute circonstance.

CFDT, SUD, CGT, FO… VS FNSEA, CGPME, MEDEF UPA….

Que le match commence ! Sécu, Organismes de retraites, assurance chômage, prud’hommes, formation professionnelle.
Alors est ce que c’est bien ? Oui. C’est en tout cas ce qu’en pensent les ¾ des Français qui pensent que le paritarisme, c’est bien pour eux.
Mais le système paritaire français est principalement lié à ce que l’état doit profondément réformer : Les systèmes de retraite, la formation professionnelle, l’assurance chômage. Ils en sont les administrateurs.

Alors comment ne pas penser qu’un système d’une autre époque peut résister à la nôtre. Comment la très faible représentation syndicale peut gérer autant de milliards qui engagent autant de salariés ?

Les tentatives de réforme faites par l’état ont été renvoyées dans la rue, et les quelques unes qui ont vu le jour ont été très confidentielles.

La réforme de ces institutions et du système paritaire Français doit donc être engagée par les syndicats eux-mêmes.
Mais comment demander aux représentants syndicaux de travailler à une profonde réforme quand leur première action devra être de se justifier devant leurs membres, en leur expliquant que, pour démarrer, il faut se tirer une balle dans le pied.
Oui car cette réforme devra être une simplification du fonctionnement, pas très bonne pour les finances des syndicats, qui vivent des dotations financières versées au titre de la gestion des organismes paritaires (à cela il faut ajouter les fonds récoltés pour la formation professionnelle).

Et pendant ce temps là, une grande partie des entreprises Françaises réalisent qu’il faut changer la gouvernance de leur société. Une gouvernance où le salarié prend toute sa place, au profit de l’entreprise.

En parallèle, les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) arrivent en Europe, en France, pour imposer un style managérial nouveau.

La vraie question n’est donc pas de savoir ce que les Français pensent du paritarisme. La bonne serait de savoir ce qu’en pensent les jeunes.

Conférence de presse du 25 octobre 2016 – Insécurité à Nantes

Par | Centre Ville de Nantes, Les Républicains, Les Républicains nantes, Politique nantaise, sécurité nantes | 0 commentaires

Conférence de Presse du 25 octobre – 11H45

Guillaume RICHARD – Conseiller Municipal de Nantes
Bernard ROUSSELY – Conseiller Municipal de Nantes

Deux raisons à notre présence aujourd’hui :

  • Réagir à ce qui s’est passé le week-end dernier. Malakoff / Beaulieu
  • Faire un point d’étape sur la sécurité dans son ensemble.
    • La vidéo protection / sécurité – >Terrorisme / NDDL / Sécurité locale
    • Le ras le bol des policiers
    • Un système judiciaire totalement mis à mal ces 4 dernières années
  • Transmettre nos questions à Johanna Rolland par voie de presse puisqu’elle ne semble pas vouloir nous répondre en conseil municipal.

La question de l’insécurité à Malakoff, encore et encore.

Restitution des évènements récents du moins ceux de la rentrée :

  • 15 septembre 2016 : La police démantèle un réseau de stupéfiant.
  • Dimanche soir : une fusillade éclate à l’arme automatique suite à une bagarre qui éclate sur la place Rosa Park.
  • La police pose les premières hypothèses de lien avec les évènements de Beaulieu dès le soir (rencontre avec la PJ dimanche soir 22H30)
  • Malakoff : Le point sur les travaux et le réaménagement pose problème.
    • La réhabilitation de Malakoff est achevée et pourtant, problèmes de sécurité ne sont pas réglés.
    • Espace libre offert au désoeuvrement.

Je salue pourtant les habitants de Malakoff qui aiment profondément leur quartier et qui le défendent. Il y a beaucoup d’engagement de leur part et une vrai volonté de faire réussir le quartier.

Je demande donc à Johanna Rolland un plan d’action pour Malakoff permettant de redessiner la place RosaParks pour le rendre aux habitants du quartier. Nous souhaitons que cela se fasse de concert avec les habitants et avec les commerçants, dont les chiffres sont mauvais. Les baux sur le côté sud de la place sont toujours disponibles, le marché fonctionne, mais pas comme un marché aussi bien placé. Il faut repenser cette place et je propose que la métropole s’y engage avant le lancement des études de l’arbre aux hérons.

La question du Futsal interroge.

Lorsqu’un événement de ce type a lieu (violences du week-end), il faut regarder au delà de la simple question trop facilement caricaturale de l’insécurité.

Problèmes avec les deux clubs Le Bela Futsal (Malakoff), et le Cwest (Bellevue).

Ces deux clubs se sont « bastonnés » samedi soir. Résultat : un jeune laissé en sang devant la porte et des renforts policiers obligés d’intervenir en urgence.

L’un de ces deux clubs, le Bela Futsal a vu ses subventions augmentées cette année, après un match au déshonneur de la ville à Toulon : Toute l’équipe a été expulsée… CF article PO
En cumulant les trois dernières années, presque 100 000€ de subventions de la ville pour donner une image désastreuse de Nantes à l’extérieur.

La complaisance des élus locaux est scandaleuse -> clientélisme.

Le sport et la culture sont les premiers moyens de l’ascenseur social.

Je demande à Johanna Rolland de stopper immédiatement les subventions allouées aux associations sportives ou culturelles de la ville qui ne respectent pas un règlement de « bonne conduite ». Nous demandons une réponse par oui ou par non, ferme et immédiate.

Le ras le bol des policiers qui fatiguent

Ils fatiguent, c’est l’usure.

Triplement impliqués en raison du Terrorisme / NDDL / Insécurité Locale

 

La vidéo protection

  • La police le demande, nous le demandons, le PS semble d’accord après plusieurs revirements. Ce sont les verts qui bloquent et ça marche en raison de la période électorale.

 

Je demande à Johanna Rolland de faire voter au prochain conseil municipal le déblocage d’un budget permettant à la ville d’être équipé d’un système de vidéo protection au 15 avril 2017, comme toutes les villes raisonnables. Nous souhaitons que ce soit inscrit dans le DOB de fin décembre et que le conseil de février entérine la décision.

Demandons aux autorités locales d’interdire la manifestation de Jeudi

Par | 4ème Canton, Centre Ville de Nantes, Politique générale, Politique nantaise, sécurité nantes | 0 commentaires

Il y en a ras le bol, que les politiques et l’état prennent leurs responsabilités!

Le centre-ville est à feu et à sang depuis un mois. Les commerçants ont troqué leur TPE par un marteau. Oui, il semble que pour être commerçant à Nantes, il faut manier la marteau, indispensable pour clouer des planches de bois sur ses vitrines.

Les textos et témoignages des amis commerçants affluent. Les derniers reçus sont de plus en plus graves et inquiétants.

Alors l’association des commerçants « Plein Centre » bouge, cherche une solution, tente de rassurer ses adhérents. Mais en réalité, il ne se passe rien car les responsables ne le sont pas.

Juridiquement, qui est responsable? L’état, donc le Préfet. Mais sur le papier. Politiquement l’indisponibilité et la langue de bois de Johanna Rolland commencent à peser.

Pourtant, le Maire de Nantes et le Préfet ont reçu les représentants du commerce.

3 choses ont été demandées:

  • Une hausse des effectifs : La réponse du maire : « J’ai demandé au Préfet ». Le réponse du  Préfet : « On devrait avoir des renforts mais on ne sait pas encore ».
  • La sanctuarisation du centre-ville : La réponse du préfet : « Nous pourrons sanctuariser le centre-ville ». La réponse du directeur de la police : « Nous ne savons et ne pourrons pas le faire »
  • L’indemnisation des commerçants : entre 10 et 40% de baisse de chiffre d’affaire ces derniers mois dans le centre ville de Nantes.
    Une indemnisation impossible par l’état car : Le critère de l’absence de préméditation n’est pas révélé : En gros, l’intention de casse est réelle, donc pas possible d’indemniser les commerçants. La réponse du Maire :  » Nous allons monter une commission pour redynamiser le centre ville ». La commissionnite aigue reprend donc le pas sur le concret. Normal. Le Maire d’une grande ville qui voit ses commerces fermés à 16H en plein samedi nous parle de commission et de réflexion. Le temps de réfléchir et les commerces ne seront plus, c’est bien là le problème.

Donc, les 3 choses ne seront pas effectifs. Et les commerces continuent à mourir.

Au delà, les commerçants s’inquiètent : Ca fait deux mois, et avec Notre Dame des Landes, ca va durer jusqu’au mois de Juin.

L’autorité fait donc défaut. Les commerçants sont paniqués et beaucoup d’entre eux ont dit vouloir s’armer pour se défendre. Rappelons qu’à la dernière manifestation, les casseurs ont pu saccager le centre sans voir un policier pendant plus de 15 minutes.

Je crois que le fait de voir des actions citoyennes se mettre en place montre l’impuissance totale des autorités nationales et locales à faire leur travail.

Nous avons LE devoir d’être responsable. Les commerçants sont furieux, usés et fatigués. En face nous avons des casseurs dont certains ont 13-14 ans. Nous sommes sur le terreau d’une manifestation qui peut dégénérer.

Je demande solennellement à Madame La Maire de Nantes et au Préfet de s’accorder : Ils doivent demander l’annulation de la manifestation de Jeudi. C’est le seul acte responsable qui doit être pris.

 

Le 44, au Conseil National des Républicains ce week-end.

Par | Conseil national, Les Républicains, Politique générale | 0 commentaires

Nous sommes avec les Conseillers Nationaux de Loire-Atlantique, au conseil national des républicains ce week-end.

L’occasion de faire un point sur la mise en place des équipes locales, récemment élues.

Un moyen aussi de voir que les comptes sont bien tenus.
Le budget 2015 augmente de 13% en 2015, et les dépenses baissent de 11%. C’est ce qui permet d’honorer les échéances de la dette de notre mouvement (remboursement de 5,8 millions d’euros cette année).

La bonne gestion de notre mouvement permet de dégager un excédent au service de l’organisation des prochaines échéances nationales.

Nous allons également voter pour le président du Conseil National.

2 candidats : Michèle Alliot-Marie et Luc Chatel.

Conseil municipal du 2 février 2016 -Associations sportives, emplois aidés

Par | Conseil Municipal de Nantes | 0 commentaires

Madame le Maire,

Vous nous proposez de financer par cette délibération des emplois aidés pour un montant de plus de 40 000 €.

Vous êtes en réalité dans la roue du Gouvernement qui a débloqué 100 000 contrats aidés de plus en 2015.

Ce traitement social du chômage – et non économique – trahit l’urgence où se trouve François Hollande d’engranger des résultats sur l’emploi, afin que 2017 ne se fasse pas sans lui. Nous avons toutefois de très sérieux doutes sur l’efficacité de ces mesures.

Il est connu que le passage par un contrat aidé dans le secteur non marchand réduit les chances futures de trouver un emploi non aidé. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’Insee, dans une étude au mois de Juillet dernier. A ce propos, Les Echos disaient même que «les emplois aidés sont un « remède qui aggrave le mal ».

Deux ans et demi après leur passage en contrat d’accompagnement dans l’emploi (CAE), les bénéficiaires ne sont que 33 % à disposer d’un emploi non aidé, contre 38 % des personnes présentant les mêmes caractéristiques au départ mais non passées par un emploi aidé.

Plusieurs explications :

– d’abord le fait que les emplois aidés dans le secteur non marchand (associations, collectivités locales) sont éloignés des emplois auxquels le bénéficiaire est susceptible de postuler par la suite.

– ensuite le fait que le passage par l’emploi aidé envoie un signal négatif aux employeurs, alors même que les bénéficiaires ont montré leur volontarisme à aller vers l’emploi.

Dans le contexte actuel de chômage, on sait que l’emploi associatif résiste relativement bien grâce aux contrats aidés mais qu’il y a là un effet de leurre car le turn-over est très important et n’ouvre pas sur des emplois pérennes. La seule chose qui soit pérenne, c’est l’emploi aidé en lui-même.

En revanche, le passage par un emploi aidé dans le secteur marchand a un impact réel sur l’insertion professionnelle de ses bénéficiaires.

Ces éléments indiquent clairement l’impasse où nous conduisent les politiques de l’emploi en place, qui construisent leur château de cartes sur le secteur non marchand (plus de 80 % des actuels emplois d’avenir par exemple). Ca prouve donc que cette mesure ne prend pas. A croire d’ailleurs que Nantes en bon soldat du national, a son quota d’emplois aidés.

Si vous parlez d’emplois aidés, vous avez par le passé parlé d’emplois d’avenir et d’emplois jeunes. En revenant sur les chiffres de ces emplois que je dirais être « emplois Jospin », le résultat est simple : 80% d’entre eux ont trouvé un emploi, mais dans les collectivités. Or on sait que ce sont les entreprises qui recrutent aujourd’hui, pas les collectivités.

C’est pourquoi de notre côté, vous le savez, nous proposons ce qui n’a jamais été essayé : L’allègement des charges sociales. La mesure est peut-être trop pragmatique pour un monde politique qui n’a pas l’expérience de l’entreprise. Mais dans le quotidien des PME et des TPE, ce serait ça LA mesure d’avenir.

Alors, la dernière mesure, les 2000€ à l’embauche, c’est bien. Mais on pilote une entreprise sur plusieurs trimestres et sur plusieurs années. Ce chèque s’apparente à une jolie récompense ‘courthermiste’ et non à une stratégie de long terme.

Nous voterons cependant cette délibération, parce que nous reconnaissons la valeur sociale de ces emplois aidés tout en appelant de nos vœux un changement de logiciel des politiques publiques de l’emploi.

 

Conseil municipal du 18 décembre 2015 : Intervention sur le CATTP 2016-2018

Par | Conseil Municipal de Nantes, sécurité nantes | 0 commentaires

Conseil municipal du 18 décembre 2015

Contrat d’Action territorial de Tranquillité Publique 2016-2018

Madame le Maire,

Nous avons déjà eu l’occasion d’échanger sur la politique de la ville dans les quartiers prioritaires et de faire valoir nos divergences de vues sur certains points.

Lorsque je souhaitais nommer les choses – les difficultés – vous me répondiez identité des quartiers, talents des jeunes, dynamisme des associations, toutes choses dont je conviens d’autant mieux que les personnes qui s’investissent dans ces quartiers le font avec un mérite tout particulier.

Mais les problèmes d’insécurité et de délinquance n’étaient pas nommés alors que ce sont précisément ces problèmes qui gâchent la vie de tant d’habitants.

La lecture de ce Contrat d’Action Territorial de Tranquillité Publique pour la période 2016-2018 me donne aujourd’hui le sentiment que nous partageons le même langage sur les espaces urbains fragilisés et sur Malakoff en particulier où je me rends régulièrement et entends les témoignages des habitants.

Lors de l’état des lieux réalisé en avril pour les micros-secteurs Place Rosa Parks – Tour Angleterre -Tour Madrid, vous avez parlé rassemblements sur l’espace public, de rassemblements dans les halls, ainsi que de tensions dans certains équipements publics (je parle de la Maison de quartier des Haubans, et de certains équipements sportifs).

Le contrat évoque également les « tensions récurrentes » et les « agressions parfois armées entre groupes ou individus » (jeunes majeurs le plus souvent). Il évoque un « fort sentiment d’insécurité présent en cette fin 2015 suite à des événements particulièrement violents » et qui risque de s’installer durablement sur Malakoff / Pré Gauchet. Aussi, enchaine-t-il, « les actions structurantes choisies sont celles qui engagent un travail de fond, s’inscrivant dans la durée. ». Il y a un an nous n’avions pas le droit de parler de sécurité, il semble aujourd’hui que son évolution à Nantes nous permet enfin de nous mettre au travail.

Monsieur Le Maire, ce que je souhaite vous dire, c’est qu’en choisissant les bons mots, on applique les bonnes actions pour avoir les bons résultats. Savoir que nous travaillons désormais avec la même ambition me rassure. Car lorsque nous aurons mis en place une politique de sécurité claire et efficace au service des quartiers qui le demandent, alors nous pourrons débattre du comment bien vivre ensemble pour les endroits concernés. Coté flamme, excusez moi de ne pas vous la déclarer Monsieur Nicolas, mais vous pouvez vous rassurer sur notre soutien pour ce contrat d’action territorial.

Pour revenir sur ce contrat sur lequel nous devons délibérer:

  • J’aimerais en savoir plus sur la façon dont sont « prises en compte les situations individuelles de mineurs exposés à la délinquance » (c’est une des « actions ciblées » proposées dans le cadre de ce contrat pour « soutenir l’environnement des adolescents exposés au risque de délinquance »). Je me permets de vous reparler à nouveau l’importance des mots. Quand vous dites « Soutenir l’environnement » : Lequel, comment, avec quels leviers d’action? Soyons précis. Après tant d’effort, être approximatif serait dommage.
  • Je lis avec intérêt qu’il est envisagé d’ « expérimenter la vidéo-protection dans un espace partagé » : de quel espace s’agit-il ? Comment sont exploitées les images ? Un premier retour sur expérience est-il possible à ce stade ?

Alors, sur la vidéo-protection, si nous la soutenons et la demandons, je crois aussi qu’il faut être prudent. Si nous souhaitons expérimenter, nous devons répondre pertinemment aux questions d’utilité, d’efficacité de ces dispositifs. Pour cela j’espère une information régulière de votre part, et une mise à disposition des éléments techniques de la part de vos services. Peut être le mieux serait la création d’une commission de travail sur le sujet. A ce propos, vous aviez fait une promesse : « Créer une charte Nantaise de la vidéo-protection ainsi qu’un comité d’éthique et de suivi ». Je sais que Madame Lefranc nous a indiqué toute à l’heure, que vos promesses de campagne ne vous engagent pas, mais sur ce sujet, j’espère que la promesse sera tenue.

Reconversion du site de l’ancienne maison d’arrêt – Projet Aristide BRIANC – Lancement d’une procédure de dialogue compétitif.

Par | 4ème Canton, Centre Ville de Nantes, Conseil Métropolitain | 0 commentaires

Madame la Présidente,

La maison d’arrêt est un bâtiment important pour les Nantais, puisqu’il a marqué l’espace urbain pendant des dizaines d’années, son réaménagement est donc un opportunité pour le centre ville de Nantes.

Nous nous réjouissons de voir les facades anciennes de ce bâtiment conservées, ce qui nous semble avoir du sens en matière de politique patrimoniale de la ville.

Nous nous réjouissons également de voir la création de 150 nouveaux logements. En plein centre ville de Nantes, c’est évidement un bonne chose.

Deux interrogations cependant:

  • La première : Vous prévoyez 50% de logements sociaux. Ce taux important va directement impacter le coût des autres 50% de logements libres.
    Je le dis sans esprit de polémique, mais quand on prévoit un logement social, il faut bien qu’un autre logement lui corresponde pour le financer. De nombreux professionnels de l’immobilier constatent cet effet qui a une impact direct sur le cout d’accès au logement des classes moyennes et des familles. Vous parlez de mixité social, mais sans l’accès possible aux classes moyennes et aux familles à ces logements, ce n’est pas de la mixité social, c’est une position politique.
  • Ma deuxième interrogation fait suite à la présentation faite aux conseillers municipaux de Nantes, l’année dernière. Cette étude soulignait que 48% des personnes en situation de grande précarité étaient logées dans le logement libre.
    Maintenant que Nantes Habitat est devenu Nantes Métropole Habitat, ce transfert doit être l’occasion de faire un bilan précis de l’efficacité de notre dispositif de logement social sur l’agglomération, pour être certains que le parc social métropolitain loge bien, en priorité les plus démunis des habitants de l’agglomération